Quelques conseils fiscaux français

Les impôts en France

  • Même si vous pouvez en dessous du seuil de revenu auquel l’impôt devient exigible, si vous résidez en France, vous êtes obligé de soumettre une déclaration de revenus. Si vous ne recevez pas de déclaration de revenus à remplir, vous devez en obtenir une.
  • Même si vous êtes non-résident,si vous gagnez des revenus en France, vous êtes tenu de faire une déclaration fiscale française.
  • Si vous avez des doutes sur votre statut de résidenceet que vous ne souhaitez pas devenir résident en France, vous pouvez minimiser le risque en continuant à être propriétaire d’un bien dans votre pays d’origine, et y passer au moins 183 jours par an.
  • Ce serait une erreur de supposer que la France est nécessairement un pays à forte fiscalité. Ceux qui prennent leur retraite en France seront probablement agréablement surpris du peu d’impôts qu’ils paieront.
  • Si vous déménagez de manière permanente en France et que vous êtes un ressortissant britannique et que vous recevez une pension, une rente, des intérêts ou des redevances du secteur privé du Royaume-Uni, vous pouvez demander à HM Revenue & Customs d’obtenir un allégement à la source de l’impôt britannique.
  • Les intérêts sur les comptes bancaires étrangers au sein de l’EEE et dans certains autres pays sont désormais déclarés aux autorités fiscales françaises, et la France, comme beaucoup d’autres dans le monde, est déterminée à sévir contre le secret bancaire.
  • Faites attention au recours à des conseillers professionnels qui ne sont pas des entreprises enregistrées en France, en raison du risque que vous ayez des difficultés de recours à leur encontre en cas de négligence ou de faute professionnelle. En effet, méfiez-vous des charlatans, qui sont nombreux !
  • Malgré la réputation redoutable des autorités fiscales françaises, vous feriez bien de faire connaissance avec votre bureau local des impôts et de les utiliser comme source gratuite d’assistance et de conseil. N’oubliez pas, cependant, qu’ils peuvent également se tromper, parfois à votre avantage, mais pas toujours.
  • Il faut faire preuve de prudence quant à l’application des charges socialessur le revenu, car les administrations fiscales locales appliquent souvent à tort cette charge lorsque le ménage est exonéré.
  • Une prudence similaire s’impose quant aux règles relatives à la fiscalité de l’épargne et des revenus de placement.
  • Entreprendre des travaux d’économie d’énergiedans votre maison et obtenir un crédit d’impôt, ainsi que l’accès à un prêt hypothécaire sans intérêt et à des subventions.
  • Placez une partie de votre épargne dans des comptes d’épargne bancaires réglementés par le gouvernementpour bénéficier d’une exonération d’impôt et de cotisations de sécurité sociale sur les intérêts.
  • Si vous avez une somme forfaitaire importante à investir, envisagez de souscrire une assurance vie, qui présente des avantages fiscaux importants.
  • Si vous avez un faible revenu, obtenez un allégement des impôts fonciers locaux.
  • Louez un logement non meubléet bénéficiez d’une réduction d’impôt de 30% sur les revenus locatifs, ou imputez les coûts réels (y compris les intérêts hypothécaires) sur les revenus locatifs.
  • Vous pouvez également louer un logement meublé classéet bénéficier d’une allocation de 71%, ou imputer les frais réels (y compris les intérêts hypothécaires) sur les revenus locatifs.
  • En plus de l’impôt sur le revenu, il existe d’importantes cotisations de sécurité sociale et charges socialesqui sont payables par tous les résidents, bien que les expatriés retraités de l’UE âgés de l’État échappent au paiement de ces charges sur leurs pensions.
  • Faites des dons en espèces et en biensà votre famille dans le cadre d’une stratégie de planification successorale, même si vous devez être assez jeune pour qu’elle en profite.
  • En particulier, pensez au don de l’intérêt réversibledans une propriété que vous possédez, tout en continuant à profiter d’un intérêt viager.

 

Taxe sur les donations en France

En France, un don est appelé « donation » et la taxe française sur les donations est appelée « droits de donation ».

La définition d’un « don » au sens de la législation fiscale française est définie au sens ordinaire du terme comme le transfert par une personne à une autre de tout bien meuble ou immeuble existant effectué volontairement et sans contrepartie.

Un don peut prendre la forme d’espèces ou de biens, mais il peut également prendre la forme d’un transfert de biens immobiliers, par exemple le transfert de tout ou partie du logement familial à vos enfants.

Le cadeau doit également être quelque chose qui vous appartient ; vous ne pouvez pas donner quelque chose que vous pourriez posséder à l’avenir, bien qu’en raison des lois françaises sur les successions, vous ne puissiez pas avoir le droit inconditionnel de donner ce que vous voulez à qui vous voulez. Nous examinerons cela plus en détail plus loin dans ce guide.

Cependant, la définition exclut les cadeaux qui peuvent normalement être faits au cours de la vie quotidienne.

Ainsi, par exemple, les cadeaux de mariage et d’anniversaire ne relèvent pas du regard de l’administration fiscale française, à condition que le cadeau soit raisonnable par rapport au niveau de vie du donateur. Ce qui est « raisonnable » ne peut être établi qu’au cas par cas, mais le bureau des impôts est généreux pour de tels cadeaux.

En outre, une aide apportée à vos enfants (ou à un autre membre de la famille) pour leur éducation, ou simplement comme moyen de subsistance s’ils ont un revenu faible ou modeste, ne serait pas considérée comme un cadeau mais plutôt comme une obligation familiale. En effet, une telle aide, dite « pension alimentaire », est déductible fiscalement, bien qu’elle doive être déclarée par le bénéficiaire sur sa déclaration de revenus s’il réside en France.

La définition de “ soutien de subsistance ” est très large, comme l’a démontré une affaire devant la Cour suprême française en 2017, lorsque les juges ont jugé qu’une mère qui avait soutenu sa fille et son enfant au chômage, divorcés pendant 18 ans, pendant lesquels elle a payé elle une somme mensuelle régulière de 800 € en plus du loyer de la propriété, versée directement au propriétaire, était considérée comme une aide à la subsistance, sans incidence sur les donations ou les droits de succession. Le montant transféré était supérieur à 600 K € au cours de la période considérée, la fille ayant auparavant bénéficié d’une carrière professionnelle bien rémunérée. Les sommes versées étaient déclarées chaque année sur la déclaration d’impôt sur le revenu de la fille.

De même, il est possible d’accorder un prêt à des conditions généreuses plutôt que de faire un don (et ainsi éviter les implications fiscales). Ainsi, le prêt n’a pas à porter intérêt. De tels arrangements sont courants pour un prêt familial.

Cependant, si vous le décrivez comme un « prêt », mais qu’il n’y a pas de remboursements ultérieurs du prêt, alors il est susceptible d’être considéré comme un cadeau (prêt en don déguisée).

Pour déterminer si l’acte était un prêt ou un don, l’administration fiscale tiendra compte de tous les facteurs – âge des parties, leurs revenus et richesse personnels, montant du prêt, conditions de remboursement, remboursements effectués, accord verbal ou écrit. À proprement parler, les prêts supérieurs à 760 € doivent être déclarés à l’administration fiscale, mais en l’absence d’une telle déclaration, il est possible de fournir d’autres preuves d’un prêt.

Une donation peut être faite sans aucune procédure particulière (don manuel / simple), ou sous les auspices d’un notaire (acte), ce qui est toujours exigé lorsque des biens immobiliers sont transférés.

Une fois donné, le donateur ne peut plus exiger le retour du don, sauf dans des circonstances extraordinaires, par exemple le décès prématuré du donataire. À toutes fins pratiques, un don est irrévocable, bien qu’il soit possible de stipuler des conditions dans le cadre du processus.

Nous ne considérons pas dans ce guide les dons à des organismes caritatifs, qui peuvent entraîner un allégement fiscal.